Une ambition nationale
D’évidence, le soutien du Fonds Mondial pour le paludisme a permis des distributions massives de moustiquaires imprégnées d’insecticide, un plus large accès aux visites prénatales de prévention du paludisme, et la disposition de médicaments plus efficaces (Arthemether+Lamefantrine) pour le traitement des cas de paludisme simple, en remplacement de la chloroquine dont l’efficacité a diminué au cours des ans. L’implication et la participation des communautés a également augmenté.
On souligne aussi, de toutes parts, l’engagement exceptionnel du Président de la République et du gouvernement qui ont fait de la lutte contre le paludisme une cause et une ambition nationale. L’introduction de la pulvérisation d’insecticide dans les maisons par le gouvernement, l’instauration d’exercices mensuels de nettoyage et le lancement de l’Opération Eliminer le Paludisme illustrent bien cet engagement national
Mais comme l’observe M. Malang Fofana, directeur du Programme national de contrôle du paludisme « Distribuer des moustiquaires est une chose, les utiliser en est une autre ». Et sa collaboratrice, Mme Adana Jagne Sonko d’ajouter : « Les programmes de contrôle du paludisme, à eux seuls, ne peuvent jamais éliminer la maladie dans ce pays. L’implication des communautés est le facteur clef »
A Essau, dans la Région du Nord Ouest, le directeur régional de la santé
M. Baba Njie reconnait : « Nous élaborions des programmes pour informer les communautés, mais il y avait toujours plus de cas de paludisme ... »
Pour lui « Tout a commencé il y a deux ans » avec la venue d’une équipe de Nova Scotia Gambia Association (NSGA). Cette organisation non gouvernementale canadienne travaille en étroite collaboration avec le Programme national de contrôle du paludisme. Pendant une semaine, elle a formé, l’équipe régionale de santé à l’approche de la Compétence et à l’utilisation de l’outil d’auto évaluation. « A mesure que nous l’utilisions avec des communautés, se souvient M. Njie, nous les avons vues s’approprier le problème du paludisme, s’approprier les informations et décider de leur propre programme de lutte ».

