L'impact de l'approche de la Compétence face au paludisme

An Introduction to the Mission to Gambia

Child at Sohm village, The Gambia

Deux atouts pour la Gambie
Un engagement national
Une approche basée sur les communautés

Il y a deux ans encore, Mme Isatou Mboob ne voyait pratiquement plus son mari. « On l’appelait dix fois par jour, la nuit aussi. Il n’avait pas le temps de se reposer et de parler avec sa famille. Pas le temps non plus de travailler aux champs comme il l’aurait fallu. Mais maintenant c’est terminé : il ne part plus qu’une ou deux fois tous les quinze jours. Notre vie a changé, et j’en suis très heureuse ».

Le mari de Mme Isatou Mboob est ambulancier à Madina Bafuloto, et ce sont les cas de paludisme, alors si fréquents, qui l’obligeaient à conduire à tout moment des malades au centre de santé.

Mais en Gambie, la situation a changé radicalement au cours des dernières années. A Banjul, au Ministère de la Santé (Department of State for Health), M. Ismail Njie, en charge du réseau national de 1500 infirmières, illustre en quelques mots les progrès accomplis : « Maintenant, même en pleine saison des pluies, et donc en pleine saison de pointe pour le paludisme, on trouve des lits vides dans les centres de santé »

Ces résultats locaux sont confirmés de façon spectaculaire par un article du prestigieux journal scientifique The Lancet signé par des membres du Conseil de recherche médical du Royaume Uni. On peut y lire notamment : « « Dans quatre sites témoins étudiés par le groupe d’étude, la proportion de cas de paludisme est passée successivement de 1999 à 2007, à 82%, 85%, 73% et 50%. Et voici l’interprétation que donne le groupe  ces résultats :   « Une grande partie du fardeau du paludisme a été soulagée en Gambie. Nos résultats vont dans le sens du constat d’une politique d’élimination du paludisme comme problème de santé publique. »

Que s’est-il donc passé ?