L'impact de l'approche de la Compétence face au paludisme

Chronologie de la l’approche de la compétence face au paludisme en Gambie.

Child at Sohm village, The Gambia

En juin 2005, une réunion de l’Initiative de Santé pour la Paix s’est tenue à Banjul, en Gambie. Les participants étaient les ministres de la santé, leurs directeurs et les directeurs des programmes nationaux de lutte contre le paludisme de Gambie, Sénégal, Guinée Conakry, Cap Vert et Guinée Equatorial. Les pays participants s’accordaient sur le fait que le paludisme demeurait un fléau et que son impact négatif exigeait une stratégie collective de la sous-région. L’objet de cette réunion était le constat des progrès réalisés par chacun, l’identification des défis ayant trouvé des solutions et des meilleurs pratiques pouvant être adoptées dans d’autres pays.

Cette réunion avait également pour objet la promotion de la paix par le biais de programmes de santé sous-régionaux. Elle était organisée par Roll Back malaria et facilitée par la Constellation pour la compétence face au sida à laquelle il avait été demandé d’adapter le processus de la compétence à prévention et au contrôle du paludisme.

L’approche de la Compétence face à la malaria fut donc présentée aux pays participants. Ceux-ci auto évaluèrent leurs niveaux de compétence face à la malaria au cours de la réunion. L’outil d’auto évaluation (adapté au paludisme) et le processus furent ensuite testés dans des communautés gambiennes, par les participants qui eurent ainsi l’occasion de faciliter le processus eux-mêmes.

Constatant que l’approche pouvait aider à stimuler l’action, les pays participants exprimèrent leur intérêt pour son introduction dans chacun d’entre eux, au niveau national. RBM facilita alors un atelier de formation de formateurs qui se tint à Mombassa, au Kenya, en août 2005 pour les pays concernés.

Deux représentants de la Gambie participèrent à cet atelier : Mme Adama Jagne Sonko, Directrice déléguée de programme au Programme national de contrôle du paludisme, et Mlle Marie Chorr, chef de projet à la NSGA. Toutes deux étaient convaincues que l’outil d’auto évaluation était pertinent pour leur travail.

De retour en Gambie, elles commencèrent à expérimenter le processus dans des communautés de la Région de Santé de l’Ouest (qui représente plus de la moitié de la population du pays). Des formations de formateurs furent organisées au niveau national pour mettre en place l’équipe nationale de facilitation.

Ensuite, avec le soutien de AWARE, trente facilitateurs supplémentaires furent formés : membres des équipes régionales de santé, enseignants, infirmières communautaires, membres de la NSGA, etc. Le processus, lancé dans quelques communautés, fut bien accepté et apprécié. Il se révélait être une bonne approche pour la mobilisation du communautés dans l’action contre le paludisme.

Par l’intermédiaire de la formation des pairs éducateurs de la NSGA des écoles furent aussi concernées et reliées aux communautés.

L’extension de l’approche fut ensuite réalisé dans deux autres régions avec le projet RH AWARE, coordonné par le NMCP (Programme national de contrôle du paludisme) et la NSGA.

Compte tenu de l’impact positif de l’approche pour galvaniser l’action des communautés et favoriser leur appropriation des programmes, les autorités nationales ont maintenant le projet d’étendre le processus à l’ensemble du pays. Une mobilisation de ressources est un facteur clef pour la réalisation de cette nouvelle étape et le pays espère beaucoup des nouveaux et plus puissants partenariats qui lui permettront d’attendre davantage de communautés.