L'impact de l'approche de la Compétence face au paludisme

Introduction

Monsieur Tindandjoa, Djangou, Togo

Monsieur Tindandjoa Doguene, cultivateur à Djangou, dans la région des Savanes, était resté silencieux pendant toute la séance d’auto évaluation. Mais à la fin, il a parlé : « Maintenant, j’ai compris d’où vient le paludisme. Je vais vendre mon coq et acheter une moustiquaire ! »

Comme beaucoup de ses compatriotes, M. Tindandjoa avait jusqu’à ce jour attribué les symptômes du paludisme à l’ardeur du soleil, ou à quelque sort jeté par des voisins malveillants. Des informations plus scientifiques étaient bien parvenues jusqu’au village mais le message passait imparfaitement

D’ailleurs, si en 2004, 866 000 moustiquaires imprégnées d’insecticide avaient été distribuées à travers tout le Togo, trop d’entre elles étaient restées dans les placards. La Croix Rouge Togolaise avait lancé une vaste opération de suivi pour s’assurer de l’utilisation des moustiquaires. Et aussi de la mise en oeuvre par la population de toutes les actions de prévention et de traitement.

Elle avait adopté à cette occasion une approche basée sur la faculté des communautés à s’approprier la lutte contre le paludisme. Approche initiée, par l’ONG Constellation pour la compétence face au sida et adaptée au paludisme.

Blaise Toulassi Sedoh, coordinateur national de la Croix Rouge chargé du programme du VIH/SIDA et du paludisme avait été formé à cette approche et à ses outils - en particulier la grille d’auto évaluation. Convaincu que celui-ci répondait au souci de sensibilisation des populations, il l’avait fait intégrer à la stratégie de mobilisation communautaire de la Croix Rouge.

Le résultat ne l’a pas déçu.

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