L'impact de l'approche de la Compé face au paludisme

Les Clubs des Mères

Le Club des Mères, Gboto Assingamé, Togo

Pour stimuler la prise de conscience et éveiller cette « intelligence qui dort dans les villages », la Croix Rouge s’appuie sur tout son réseau : des coordinateurs régionaux aux 15000 volontaires répartis dans tout le pays.

Elle s’appuie aussi fortement sur les quelque 700 clubs des mères qu’elle a créés. Plus de la moitié ont déjà pratiqué l’auto évaluation de leurs compétences face au paludisme et sont passés à l’action.

Aziawo Kokou, coach du district de Zio Sud (région maritime)est fier du club des mères de Bolougan : « Avant, ces femmes pensaient que le paludisme était une affaire de sorcellerie. Une fois la prise de conscience faite, elles se sont mises à culti ver du maïs et du manioc dans un champ collectif. Avec la vente de la récolte elles achètent des moustiquaires ».

Les trente cinq femmes du club des mères de Gboto Assingamé (région maritime) qui nous ont chaleureusement accueillis un soir, avaient toutes un exemplaire de la grille d’auto évaluation à la main. « C’est notre guide ! s’exclame Mme Katerita. Nous le consultons tous les jeudis. Cela nous aide à décider de ce que nous allons faire au cours de la semaine pour lutter contre le paludisme ».

Elles visitent systématiquement les familles pour les informer, les convaincre d’utiliser les moustiquaires. « Certains féticheurs avaient refusé que leurs femmes dorment dessous, c’est fini ».

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Dr Battah Kuami

Mme Gladys Tay-Agbobli, assistante au programme Santé de la Croix Rouge, chargée des clubs des mères.

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'On attribuait le palu à la sorcellerie.'


Dr Battah Kuami

Aziawo Kokou, coach du district de Zio Sud (Région Maritime)

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'Elles se sont cotisées pour acheter des moustiquaires.'


Dr Battah Kuami

M. Adelassissi Aremu, Coordonnateur de la Région des Savanes de la Croix Rouge Togolaise

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'Les femmes sont les premières à répondre.'