L'impact de l'approche de la Compétence face au paludisme

Un effet pacifiant

Alaukpabountou, Togo

Le dialogue qui s’est instauré dans les communautés à l’occasion des séances d’auto évaluation a eu d’autres effets :

Dans les couples, d’abord. A Gboto Assigamé, Amouzou Voudou dit volontiers ce qu’elle a retiré, à titre personnel de la pratique de l’auto évaluation : « Désormais, on ne se dispute plus, mon mari et moi, parce nous avons pris l’habitude d’écouter calmement et de répondre avec patience ».

Une dame d’Aloukpbabountou : « Maintenant, à la maison, on discute avec nos maris. Par exemple on parle de la planification familiale. Avant, l’homme décidait du nombre d’enfant. Il fallait en faire le plus possible, et comme on n’avait pas les moyens de bien les élever nous faisions des voleurs et des délinquants. Maintenant on décide ensemble combien on en veut ».

Le travail collectif sur les causes du paludisme a en outre, de l’avis de nombre de nos interlocuteurs, pacifié l’atmosphère des villages. Les cas de paludisme graves étaient traditionnellement attribués à un mauvais sort jeté par un membre de la communauté. Des familles étaient ainsi brouillées à mort. L’identification de la cause réelle du mal a apporté beaucoup de paix dans les communautés... (en savoir plus sur la sorcellerie)

Les résultats obtenus apportent confiance et bonne volonté collective : «. Dans une communauté qui a fait son auto évaluation, observe Blaise Sedoh, il est plus facile qu’avant de trouver des gens prêts à agir ensemble ».

(Lire le texte complet)


Lamboni Kouami

Les dames d'Aloukpabounto discutent ce qu'a changé avec l'autoévaluation

Voir la vidéo

Voir la vidéo


Dr Battah Kuami

Blaise Toulassi Sedoh, Coordonateur de la Croix Rouge Togolaise chargé du VIH et du paludisme

Voir la vidéo
L'autoévaluation rassemble les gens sur des problèmes communs.