Des résultats
Médecin de santé publique, Hyacinthe Atobiank est le responsable du programme de la Croix Rouge Suisse dans la région du Centre (chaque coordination régionale de la Croix-Rouge est soutenue par une Croix-Rouge étrangère). A ce titre il a été chargé, en août 2008, de mesurer l’impact de l’approche de la Compétence face au paludisme, et de l’utilisation de l’auto évaluation, dans toute cette région. Pour ce faire, il a systématiquement comparé des communautés où la Croix Rouge est présente (ci-dessous désignées comme Groupe 1), et qui toutes pratiquent cette approche, à d’autres sans contact avec elle (Groupe 2).
Présence des moustiquaires dans les maisons.
Groupe 1 : 78%
Groupe 2 : 60 %
Prévalence du paludisme chez les moins de cinq ans
Groupe 1 : 37%
Groupe 2 : 54 %
Utilisation des moustiquaires imprégnées pour les moins de cinq ans
Groupe 1 : 68 %
Groupe 2 : 48 %
« Ces observations, conclut le Dr Atobiank, justifient pleinement que nous conservions et développions l’usage de l’outil d’auto évaluation. ».
Dans toutes les communautés visitées, les témoignages allaient dans le même sens :
- Mme Katerita, à Gboto Assigamé : « Avant, le paludisme tuait beaucoup, maintenant la mortalité a beaucoup diminué ».
- Evegno Komi, lycéen en classe de 3ème à Doumé : « Chez, moi, nous tombions souvent très malades du paludisme. Maintenant que nous en connaissons la cause, nous avons creusé un puits perdu pour évacuer les eaux usées, nous dormons sous moustiquaires et depuis deux ou trois ans, il n’y a pratiquement plus de palu chez nous. Et si quelqu’un se sent mal, il va tout de suite se faire soigner. La plupart de mes camarades de classe ont adopté cette attitude ».
- Un ancien de Djangou : « Avant la sensibilisation de la Croix Rouge, il y avait beaucoup de malades. Maintenant, la maladie diminue : nous avons compris que le paludisme n’aime pas la propreté. Les hommes sarclent autour des maisons, les femmes balayent, on enterre les vieilles boites de conserve et tout ce qui pourrait retenir de l’eau, on installe des puits perdus, toutes les familles ont des moustiquaires. »
- Une ancienne de Nanergou : Dans le temps, les maladies étaient innombrables, en particulier le paludisme. Je félicite le club des mères qui a assaini le milieu ».

