The Impact of the Competence Approach in the Programmes against Malaria in Togo and The Gambia

Un outil adopté par tous

Autoévaluation, Aloukpabounto, Togo

De Lomé à Nanergou (tout au nord, à 20 kms du Burkina Faso), en passant par Tsévié, Gbota Assigamé, Atakpamé, Doumé, Soutouboua, Aloukpabountou, Sokodé, Djangou et Dapaong,  toutes les communautés que nous avons visitées, toutes les coordinations régionales de la Croix Rouge rencontrées, avaient fait de l’auto évaluation l’outil moteur de leur prise de conscience du paludisme et de leur action.

De quoi s’agit-il au juste ? D’un document qui permet à la communauté d’évaluer elle-même, son niveau de compétence face au paludisme, de décider de ses priorités et d’élaborer le plan d’action qui lui permettra d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés.  Le cadre d’auto évaluation présente 14 bonnes pratique, allant de la reconnaissance du paludisme comme maladie, jusqu’à la mobilisation des ressources, en passant par l’utilisation des moustiquaires, les visites prénatales, etc. Cinq niveaux permettent aux communautés de mesurer où elles en sont dans chacun de ces domaines.

Cette prise de conscience mène naturellement à établir des priorités, à adopter un plan d’action, et à l’action effective : moustiquaires, villages propres, etc. Rapidement s’établit un cercle vertueux : le village constate que les cas de paludisme se font plus rares. La dynamique de l’action s’en trouve renforcée.

Toute autoévaluation est d’abord une occasion de discussion féconde, un outil puissant de libération de la parole. Certes, nous sommes ici dans une société où depuis la nuit des temps,  on discute, en famille, en groupe de quartier. On parle de politique, de problèmes de terrains, de problèmes de femmes. « Mais ce sont autant de questions qui divisent », nous a-t-on fait remarquer. « En faisant notre auto évaluation face au paludisme, en décidant d’actions communes, nous parlons de sujets qui nous réunissent, nous rapprochent, nous mobilisent ».

Le Dr Kuami Battah, chef du département santé de la Croix Rouge Togolaise, rencontré à Sokodé, compte bien étendre cette pratique à l’ensemble du pays, à l’occasion de la seconde grande opération de suivi qui fera suite, de 2009 à 2011, à la nouvelle campagne de distribution massive de moustiquaires (décembre 2008). « Nous continuerons d’utiliser systématiquement cet outil et de l’étendre à toutes les localités où nous intervenons, car il permet l’appropriation de la question du paludisme par les communautés : elles font elles-mêmes le diagnostic de leur situation et se fixent des objectifs ».

Ade lassissi Aremu, coordinateur régional de la Croix Rouge pour la Région des Savanes, renchérit : « C’est un outil simple. Inutile d’avoir un doctorat pour l’utiliser. Il est à la portée du paysan ».

Et à  Aloukpabountou, l’infirmier précise : « l’autoévaluation nous est très, très utile. Avant, nous ne savions pas où nous en étions. Maintenant si. Et il suffit de rappeler le plan d’action décidé par la communauté pour que tout le monde s’y mette ... »

Ade lassissi Aremu, coordinateur régional de la Croix Rouge pour la Région des Savanes, renchérit : « C’est un outil simple. Inutile d’avoir un doctorat pour l’utiliser. Il est à la portée du paysan ».

Et à Aloukpabountou, l’infirmier précise : « l’autoévaluation nous est très, très utile. Avant, nous ne savions pas où nous en étions. Maintenant si. Et il suffit de rappeler le plan d’action décidé par la communauté pour que tout le monde s’y mette ... »